Décidément le foot est à l'honneur ces derniers temps, connaissant l'esprit de mon blog ce n'est pas vraiment bon signe. Cannavaro ballon d'or 2006, qu'est-ce cela à part une profonde injustice ? Les critères totalement dénués de sens qui déterminent l'heureux gagnant de ces cinq kilos d'or ont encore prouvé leur efficacité : évoluer dans un des meilleurs clubs d'Europe, avoir gagné un ou plusieurs titres, ou encore, avoir été déterminant dans un match important. En gros, si le meilleur joueur du monde est dans une équipe moyenne et n'a rien gagné ou n'a pas pu participer à une grande compétition (Eto'o) il ne mérite aucunement ce trophée, principe vous en conviendrez logique et intelligent. Il faudrait dire aux personnes de France Football qui organisent cette piteuse mascarade que le Ballon d'or devrait dans ce cas être destiné à toute une équipe et non pas à un seul joueur. Bref, leur expliquer gentiment que le foot est un sport collectif. Cette année ce carnaval a touché le fond, on ne peut pas allé plus bas dans la bêtise, l'erreur et l'injustice. Le ballon d'or cette année a très justement été décerné à Fabio Cannavaro, défenseur champion du monde avec l'Italie en Juillet dernier et auteur d'une saison remarquable avec la Juventus, tellement remarquable d'ailleurs, qu'elle a même été déclassée pour raisons extra-sportives. Fabio, joueur très doué pour passer des coups de fil importants, pour trafiquer des matchs et tremper dans une affaire de paris, sans doute la plus scandaleuse de l'histoire du foot. Un joueur dont le meilleur geste technique consiste à mettre des coups de coude à son vis à vis, totalement inexistant sur la plan offensif et cerise sur le gâteau, n'a jamais été déterminant dans un match important cette saison. Même Materazzi a été plus décisif que lui, avec son but en finale. Je me délecte à préciser qu'un homme de sa trempe, de son élégance ait jugé bon de quitter le bateau de la Juve en perdition, alors qu'il faisait partie des hommes de l'équipage qui ont participé à son naufrage. Et encore, je fais l'impasse sur ce fameux document amateur montrant le capitaine italien allongé sur un lit, recevant une transfusion sanguine durant les belles années de défonce parmesanes. Il paraissait entièrement euphorique et insouciant. Il n'y eut, bien entendu aucune suite à ces images consternantes et indélébiles, montrant toute l'intelligence de l'homme. Je préfère aussi occulter sa ridicule prestation contre Lyon datant du mardi 21 Novembre 2006, où John Carew s'est complètement amusé de lui, le rendant fou à chaque prise de balle. Il devrait prendre exemple sur son compatriote Buffon, qui en plus d'être le meilleur gardien du monde de ces dernières années est également un homme de grande classe, fidèle et droit. Si un Italien avait dû avoir ce Ballon d'or 2006, c'est lui qui le méritait sans contestation possible, pour l'ensemble de son ½uvre.
Je ne vais pas faire preuve de chauvinisme, mais plutôt resté objectif : pour moi, comme pour beaucoup de personnes, c'est à notre Titi national que revient ce fameux trophée pour l'ensemble de sa saison, notamment ses deux finales, celle de la Champions League avec Arsenal et bien sûr celle de la Coupe du Monde. D'accord il n'a pas été décisif, mais contre le Brésil en quart, ou contre le Real en Champions League, sans lui, pas de finale. Et n'oublions pas qu'il a déjà été Champion du Monde et Champion d'Europe respectivement en 1998 et 2000. Et puis, même sans tout cela, Henry est un très grand joueur certainement le meilleur à l'heure actuelle.
Enfin un vrai défenseur Ballon d'or ont-ils dit à Canal Plus, avec le franc parlé qui les caractérisent, eux qui pleuraient à chaudes larmes le 9 Juillet dernier. Que doivent penser Franco Baresi et Paulo Maldini, quand ils doivent voir cet homme au regard irritant et à la tête à claques brandir ce trophée ? Eux qui le méritent mille fois plus que lui et ne l'ont jamais eu ? Et bien, une chose est sure, ils pensent comme nous.