Je m'étais juré de ne jamais mettre sur ce présent blog des disques d'une qualité certaine, mais à l'écoute de celui-ci, je me suis laissé emporter à la rêverie, et aux délicieux moments de mélancolie que nous procure la suave, sensuelle et sucrée voix de l'artiste. Cette voix si particulière, qui nous évoque avec une émotion dévorante les nuits de fêtes dans les plus grands châteaux de la Loire, les pensées de Lamartine seul, sur les bords du Lac de Bourget se remémorant les délicats moments passées auprès de sa promise Elvire, si chère à son c½ur, ou encore l'archet dansant sur le violon au rythme du chef d'orchestre qui, connaissant sur le bout des doigts le « Requiem » de Wolfgang Amadeus Mozart nous transmet toute la tendresse et la détresse du génie jusqu'au plus profond de notre âme, sans oublier les éclats de lumières des étoiles de la célèbre toile de Vincent Van Gogh « Saint-Remy - Nuit étoilée » qui en éclaboussant nos visages rendus par l'éblouissement, enfantins, nous donne la délicieuse envie de vivre et d'aimer tant que les hommes concevront des choses aussi belles.
Comme vous le voyez, l'écoute de cet album m'a offert un élan de lyrisme comme je n'en n'avais jamais eu auparavant, m'obligeant à coucher sur le papier ces quelques humbles sentiments personnels et sincères. Vous comprenez donc la raison principale de sa place ici. Mais la chose qui, sans nul doute est moins évidente, c'est qu'il m'a aussi donné l'atroce envie de me rendre, seul, dans un immense champ d'un blé d'or afin de mes couper non pas une oreille, mais les deux, pour ne plus entendre des inepties pareilles.